Le projet
Les chiffres clés du projet
29 ha
de surface concernée
par le parc
9 ha
de panneaux solaires
8,5 GWh
de production annuelle estimée
~ 1800 foyers
équivalent en foyers alimentés en électricité (avec chauffage)
~ 2 106 tonnes
de CO2 évitées par an
Localisation : où se situe le projet ?
Le projet est localisé au nord-ouest de la commune de Labruguière dans le Tarn (81).
Calendrier : où en est-on ?
Février 2024
1ère rencontre mairie
Février 2024
Lancement des études
Février 2025
2ème rencontre avec la Mairie
Avril 2026
Porte-à-porte riverains
Mai 2026
Distribution d'une lettre d’information aux habitants de la commune
Mai /Juin 2026
Permanence publique avec les habitants de la commune
Juin 2026
Comité de projet
Juillet 2026
Finalisation de l’étude d’impact
Été 2026
Pôle EnR
Été 2026
Dépôt du dossier de demande de permis de construire
2ème semestre 2026
Instruction du dossier par les services de l’Etat
1er trimestre 2027
Enquête publique
2ème trimestre 2027
Décision du préfet
2ème trimestre 2028
Construction
1er trimestre 2029
Mise en service
1er trimestre 2069
Fin de vie du projet
La dimension agricole au cœur du projet
Le dérèglement climatique fragilise durablement les activités agricoles. La multiplication des aléas – sécheresses, fortes chaleurs, gel, grêle ou épisodes météorologiques extrêmes – impacte directement les cultures, les sols et les conditions d’élevage. Ces évolutions rendent les productions plus incertaines et complexifient la pérennité des exploitations.
Dès les premières réflexions, les exploitants ont partagé les difficultés rencontrées sur leur exploitation, liées notamment à la variabilité des rendements, à la dégradation des sols et aux contraintes croissantes sur les ressources naturelles.
Ainsi, le projet agrivoltaïque s’inscrit comme un levier d’adaptation et d’innovation agricole.
Il vise à :
- Renforcer la résilience des systèmes agricoles face au changement climatique.
- Limiter la variabilité des productions d’une année sur l’autre.
- Améliorer les conditions de travail et, le cas échéant, le bien-être animal.
- Sécuriser l’avenir des exploitations grâce à des revenus complémentaires et durables.
- Contribuer à la production d’une énergie renouvelable locale, au service du territoire.
Des projets strictement encadrés par la réglementation
L’agrivoltaïsme est encadré par la loi APER du 10 mars 2023 et le décret du 8 avril 2024. Pour être reconnu comme tel, un projet doit garantir que l’activité agricole demeure l’activité principale de l’exploitation.
L’installation agrivoltaïque doit également apporter au moins un service direct à la production agricole, sans dégrader les autres, tels que :
L'amélioration du potentiel et de l’impact agronomique
La protection
contre les aléas
L'adaptation
au changement climatique
L’amélioration
du bien être animal
Par ailleurs, le projet agrivoltaïque doit appliquer de nombreux critères réglementaires. Le schéma ci-contre en illustre certains :
- Surface non exploitable : la réglementation limite à 10 % la part de surface rendue non exploitable par l’installation, notamment dû aux pieux.
- Taux de couverture : la part de la surface agricole recouverte par les panneaux ne doit pas dépasser 40 %, afin de préserver la fonctionnalité des parcelles et la conduite des pratiques agricoles.
- Libre circulation des engins et des animaux : le dimensionnement et l’implantation des structures doivent permettre l’utilisation des outils agricoles et le maintien des itinéraires techniques.
- Activité agricole significative : l’exploitation des panneaux est conditionnée au maintien de l’activité agricole et de ses rendements. En cas d’arrêt de la production agricole, l’exploitation photovoltaïque ne peut se poursuivre.
Ces exigences garantissent que l’agrivoltaïsme reste avant tout un projet agricole, au service des exploitants et du territoire.
Un projet sur mesure pour les exploitations agricoles
Les pratiques agricoles et les besoins du terrain ont été pleinement intégrés dans la conception du projet. Les échanges menés avec l’expert agricole de l’équipe et le bureau d’études spécialisé ont permis de concevoir une installation tenant pleinement compte des pratiques agricoles : chaque choix technique a été adapté pour préserver et faciliter l’activité sur les parcelles.
Contrairement aux centrales solaires classiques qui utilisent des panneaux fixes orientés vers le sud, notre projet agrivoltaïque utilise une technologie de type trackers, c’est-à-dire des panneaux capables de s’orienter au cours de la journée.
Le pilotage des panneaux s’adapte avant tout aux besoins des cultures et aux pratiques agricoles. Ainsi, leur position peut être ajustée pour faciliter le passage des machines ou répondre à des besoins agronomiques spécifiques. Lorsque les plantes n’exigent pas d’orientation particulière, les panneaux suivront alors la course du soleil pour optimiser la production d’énergie.
Des dimensions de structures adaptées aux pratiques agricoles
Le dimensionnement des interdistances entre les tables photovoltaïques, ainsi que leur hauteur, a été conçu de manière à garantir la compatibilité avec l’ensemble des outils agricoles utilisés par les exploitants, tout en assurant une couverture suffisante pour bénéficier des effets agronomiques attendus (protection des cultures, ombrage, etc.).
Les panneaux peuvent être orientés pour faciliter le passage des machines agricoles, en adoptant un positionnement défini selon les besoins de l’exploitant, ou pour permettre la libre circulation des animaux sur l’ensemble de la parcelle.
L’implantation du projet
Le scénario d’implantation final sera le résultat d’une variante adaptée aux pratiques agricoles et aux enjeux du territoire. Celui-ci a été pensé pour répondre aux exigences réglementaires tout en prenant en compte les dimensions humaines et environnementales, en concertation avec les acteurs locaux.
L’intégration paysagère
Dès la conception du projet agrivoltaïque, une attention particulière est portée à son intégration dans le paysage local. Les choix d’implantation et d’aménagement visent à limiter la perception visuelle des installations et à préserver l’identité du territoire.
Plusieurs principes guident cette démarche :
- Évitement des secteurs les plus sensibles : les parcelles présentant les enjeux paysagers les plus forts ont été exclues de la zone d’implantation.
- Plantations paysagères : sur les secteurs identifiés comme sensibles, des haies composées d’essences locales et adaptées sont prévues afin de réduire les vues directes sur les installations et de renforcer les continuités paysagères.
- Traitement des équipements : les clôtures envisagées sont de type agricole, en cohérence avec le paysage rural. Les locaux techniques font l’objet d’un traitement spécifique (bardage bois ou habillage adapté) afin de limiter leur visibilité.